17.07.2008
PROPOS SUR L'INJURE...
Un homme ayant appris que Bouddha observait le principe de
compassion qui commande de rendre le bien pour le mal, vint et
l'injuria. Le Bouddha demeura silencieux. L’homme ayant cessé ses
injures, Bouddha l'interrogea :
- Mon fils, si quelqu'un refuse d'accepter un présent qu'on lui fait, à
qui ce don appartient-il ?
L'homme répondit :
- Dans ce cas, le présent appartient à celui qui l'a offert.
- Mon fils, dit Bouddha, tu m'as injurié, mais je refuse d'accepter tes
injures et te prie de les garder pour toi. Ne seront-elles pas une
source de malheur pour toi ?
L'insulteur ne répondit pas et le Bouddha continua :
- Celui qui méprise ou insulte un autre homme est semblable à celui
qui lève la tête et crache vers le ciel. Son crachat ne souille pas le
ciel, mais il retombe et salit le cracheur. Ou il est semblable à celui
qui, le vent étant contraire, jette de la poussière à un autre homme.
La poussière ne fait que revenir à celui qui l'a lancée.
L'homme sage ne peut être blessé, et le mal que l'autre voulait lui
faire retombe sur son auteur.
Conte bouddhiste
Ma fille est toujours profondément choquée lorsque quelqu'un l'injurie... c'est un peu pour elle aussi que je mets ou remets ce conte de Sagesse...
Eh oui! Il faut s'y faire, dans le monde il n'y a pas que des gentils, des gens qui nous aiment, il y a aussi ceux qui nous détestent par jalousie, il y a ceux qui ne nous aiment pas, tout simplement, sans aucune raison, il y a ceux qui nous critiquent, nous blessent intentionnellement (même s'il ne faut pas toujours voir l'intention derrière les agissements des gens). Certainement que leur vie n'est pas assez riche de cet Amour qui nous unit tous, inconditionnellement, mais qui reste très souvent caché dans le coeur des "humains"...
Alors si nous appliquons cet "antidote" il n'y aura plus de blessures, plus de larmes et même pas de la déception... car, au-delà de tout "chacun fait ce qu'il peut".
11:10 Publié dans SAGESSE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17.04.2008
Courage !!!
Il faut être très obstiné pour servir Dieu.
Pour ne pas abandonner sa place, c’est-à-dire le petit peu de travail que l’on a entrepris, quoi qu’il nous arrive, souviens-toi bien de ce principe car tu en auras grand besoin lorsque tu commenceras quelque peu à servir Dieu.
Car il faut une très grande obstination, être fort et courageux afin de se maintenir à sa place – même si on nous fait trébucher à chaque instant.
Car c’est un fait connu : il arrive que l’on destitue quelqu’un de son œuvre sacrée.
(tiré d'un petit livre intitulé"courage"
Commentaire d’Aditi
- Il faut avoir le courage de se mesurer à soi-même, à la méchanceté, à la bêtise de ceux qui essaient de nous persuader que « tout cela ne sert à rien »…
- Il faut parfois fermer ses oreilles et passer son chemin car dans ce travail que nous avons entrepris, il y a souvent plus de personnes pour nous décourager qu’à nous dire que ce que nous faisons est bien…
-
- Et surtout, il ne sert à rien de dire ce que l’on fait, ceci est un bien sacré et il est important de le garder secret. Qu’importe si les gens croient que nous ne faisons rien, ou que nous sommes ignorants, qu’importe… Nous éviterons ainsi les conséquences fâcheuses citées aux deux paragraphes précédents.
20:03 Publié dans SAGESSE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.01.2008
LA CONNAISSANCE
La connaissance vue par les Soufis
« La vraie connaissance présuppose deux choses :
en être conscient pour passer à la pratique,
et la sincérité avec Dieu dans la connaissance et la pratique. » (TA 519)
N'importe quel chemin, soufi, chrétien, indou, juif etc... doit aboutir à la pratique... mais en vérité, bien peu pratique réellement, car comme il est dit : "être conscient"... ne veut pas dire "connaissance intellectuelle seule" c'est lorsque celle-ci descend dans le coeur... "de la tête au coeur" afin de devenir vivante par la pratique... Sans pratique la connaissance ne signifie rien...
quelqu'un de conscient met en pratique la connaissance et ce n'est qu'à ce prix que nous pouvons transformer nos tendances ou qualités négatives en actes...
Aditi
18:28 Publié dans SAGESSE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.12.2007
NE PENSE PAS AUX CROCODILES
Un homme avait peiné toute sa vie pour offrir de bonnes études à son fils et mettait
en lui de grands espoirs. Une fois ses études en physique et chimie terminées, le fils
revint s'installer dans sa ville natale.
Son père, un jour, le prit à part et lui dit:
- Mon fils, je me suis sacrifié de longues années pour t'offrir cette formation.
Le moment est venu de me montrer ta reconnaissance. Tu es devenu maître en physique
et chimie, je voudrais que tu utilises ton savoir pour me changer du plomb en or.
- Mais, père, protesta le jeune homme, ce n'est pas possible.
- Comment, rétorqua le père, tu as étudié de si nombreuses années et tu n'es même
pas capable de faire cela ? Ta connaissance ne vaut rien et j'ai gaspillé mon argent
en te payant ces études.
Estomaqué, le fils se mit à réfléchir et dit :
- En vérité, père, il existe bien un moyen de transformer du plomb en or.
C'est extrêmement difficile, mais je peux te l'enseigner. Prends ce plomb et fais-le fondre.
Puis veille à ce qu'il reste liquide pendant trois heures. Si pendant ces trois heures tu
réussis à ne pas penser une seule fois aux crocodiles, tu trouveras de l'or dans ton
récipient.
Après une demi-heure, le père abandonnait en disant:
- C'est très étrange. D'ordinaire je ne pense jamais aux crocodiles et voilà que
maintenant que je m'efforce de ne pas y penser, je ne pense qu'à eux.
http://www.metafora.ch
12:55 Publié dans SAGESSE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08.12.2007
Continuer sa pratique...
QUE FAITES-VOUS ?
D’après un conte tibétain raconté par Kalou Rinpoché
(Patrick Lévy – Contes de sagesse)
Après 6 longues années solitaires de pratique ascétique, Asanga qui accomplissait les pratiques de Maitreya, Bouddha de l’amour universel, se découragea car il ne percevait pas le moindre petit signe de changement en son être.
Il quitta donc son ermitage et tandis qu’il marchait, il rencontra un homme qui frottait un épais morceau de métal avec… une poignée de paille.
Que faites-vous ? demanda-t-il
Vous ne voyez donc pas ? Je frotte ce morceau de métal avec de la paille pour l’affiner car j’ai besoin d’une aiguille !
Émerveillé par tant de zèle pour une cause aussi mince, Asanga décida de continuer sa pratique pour atteindre l’éveil.
Il retourna donc méditer pendant trois ans, mais hélas, au bout de trois ans, toujours pas le plus petit signe de changement !
À nouveau découragé, il s’en alla et croisa cette fois un homme qui frottait un énorme rocher avec une plume.
Que faites-vous ? demanda-t-il
Vous ne voyez donc pas ? Je frotte ce rocher pour l’user car il fait de l’ombre à ma maison !
Émerveillé par tant de zèle pour une cause aussi absurde, Asanga décida de continuer sa pratique pour atteindre l’éveil.
05:04 Publié dans SAGESSE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.11.2007
LES QUATRE MANTRAS (SUITE)
Le quatrième mantra est le plus difficile.
Vous devez le pratiquez quand vous souffrez vous-même et pensez que la personne que vous aimez est la cause de votre souffrance.
Le mantra est le suivant : « chérie, s’il-te-plaît aide-moi ».
Cinq mots seulement. Pourtant beaucoup de gens ne peuvent les prononcer à cause de l’orgueil qui habite leur cœur.
Si la même cause souffrance avait pour origine une autre personne que celle que vous aimez, vous ne souffririez pas autant.
Le fait que c’est la personne que vous aimez qui cause cette souffrance vous affecte profondément.
Dans un cas pareil vous êtes tentés de vous enfermer dans votre silence, mais si vous aimez réellement, il vous faut vous résoudre à demander de l’aide.
Il vous faut vaincre votre orgueil.
THICH NHAT HANH
07:15 Publié dans SAGESSE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.11.2007
LES QUATRE MANTRAS (SUITE)
Le troisième mantra est : « chérie, je sais que tu souffres.
C’est pourquoi je suis là pour toi. ». Quand vous êtes attentif, vous savez quand la personne que vous aimez souffre.
Si nous souffrons et que la personne que nous aimons n’est pas consciente de notre souffrance, nous souffrirons encore plus. Pratiquez simplement la respiration profonde et asseyez-vous en face de la personne qui souffre et dîtes : « chérie, je sais que tu souffres ; c’est pourquoi je suis là pour toi. ».
Votre seule présence soulagera beaucoup sa souffrance.
Quel que soit votre âge, vous êtes capable de le faire.
07:15 Publié dans SAGESSE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.11.2007
LES QUATRE MANTRAS (SUITE)
« Je sais que tu es là, et je suis heureux » est le deuxième mantra.
Quand je regarde la lune, je respire profondément et dit : « pleine lune, je sais que tu es là, et je m’en réjouis ». Je fais la même chose avec l’étoile du matin.
Au printemps dernier, au cours d’une promenade parmi les magnolias, je regardai les fleurs de magnolia et dit : « je sais que vous êtes là et j’en suis heureux ».
Etre vraiment présent et savoir que l’autre est vraiment là est un miracle.
Quand vous contemplez un beau coucher de soleil, vous vous sentez heureux.
Chaque fois que vous êtes vraiment présent, vous êtes à même de reconnaître la présence de l’autre – la pleine lune, l’étoile du matin, la fleur de magnolia, ou la personne que vous aimez.
D’abord vous pratiquez l’inspiration et l’expiration profonde pour rassembler votre énergie ; puis vous vous asseyez près de la personne que vous aimez et, dans cet état de concentration, vous prononcez le deuxième mantra.
Vous êtes heureux, la personne que vous aimez est heureuse aussi.
Ces mantras peuvent être pratiqués dans votre vie quotidienne.
Pour être un vrai amant, il vous faut pratiquer l’attention à la respiration, en position assise ou en marchant, pour développer une vraie présence.
07:15 Publié dans SAGESSE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17.11.2007
LES QUATRE MANTRAS
Notre vraie présence est ce que nous avons de mieux à offrir aux autres. « je suis là pour toi » est donc le mantra qu’il convient de prononcer dans un état de parfaite concentration.
Par Thich Nhat Hanh
Les Quatre Mantras
Quand vous aimez quelqu’un, vous devez être complètement présent pour lui, pour elle. A un enfant de dix ans que je connais bien et à qui son père demandait ce qu’il souhaitait pour son anniversaire, la réponse fut le silence. Ce père était assez riche pour payer à son fils le cadeau le plus extravagant. Pourtant, au bout d’un moment le jeune garçon finit par dire « Papa, c’est toi que je veux ». Ce père est riche mais il n’a pas de temps, il n’a pas fait de place dans son emploi du temps pour sa femme et ses enfants. Pour développer et dispenser l’amour, il nous faut apprendre la disponibilité. Quand ce père apprendra à respirer et inspirer en pleine conscience, il sera présent pour son fils et il pourra dire : « mon fils, je suis là pour toi ».
Notre vraie présence est ce que nous avons de mieux à offrir aux autres. « je suis là pour toi » est donc le mantra qu’il convient de prononcer dans un état de parfaite concentration. Quand vous êtes concentrés – corps et esprit réunis-, vous produisez une vraie présence et tout ce que vous direz sera transformé en mantra. Nul besoin d’utiliser des mots sanskrit ou tibétains. Un mantra peut être prononcé dans votre propre langue : « chérie, je suis là pour toi ». Et si vous êtes véritablement présent, ce mantra produira un miracle. Vous deviendrez réel, l’autre deviendra réel et la vie elle-même deviendra réelle. Ainsi vous serez le véhicule du bonheur, pour vous et les autres.
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02.11.2007
LE MIROIR DES APPARENCES
LE MIROIR…des apparences !
Conte raconté par Kalou Rinpoché lors de ses enseignements
(Patrick Lévy – Contes de sagesse)
Un jour, un vieux paysan tibétain se rend à la ville pour vendre sa récolte. Content car il a fait de bonnes affaires, il se promène dans le marché, posant ses yeux de-ci, de là.
Quel est donc cet étrange objet brillant qu’il n’a jamais vu… C’est un miroir, mais il ne le sait pas ! Il le place face à lui et voit ? son père ! Ému de n’être plus seul, il achète l’objet brillant et rentre chez lui.
Dans un coffre de sa chambre, il dépose le miroir afin de voir le visage de son père quand la mélancolie l’empoigne.
Bien entendu, sa femme le surprend à ouvrir et à fermer le coffre les yeux brillants, et fort intriguée, un jour qu’il est aux champs, elle se rend dans la chambre, ouvre le coffre, se penche et voit ? … une femme dont la jeunesse est passée, les yeux grands ouverts de stupéfaction, la bouche ouverte sur un cri !
Verte de jalousie, elle accable son mari qui, le malheureux, invoque son père quand elle le somme de lui donner des explications quant à cette inconnue !
Une nonne passe par là, les entend se disputer et souhaitant les aider se penche à son tour sur le coffre avant de le refermer et de dire avec sérénité : « Il n’y a pas là de quoi vous quereller… c’est une nonne ! »
"Les apparences sont trompeuses, ne nous y trompons pas" Aditi
06:20 Publié dans SAGESSE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


