14.11.2007

LE CHANT ROYAL DE SARAHA

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LE CHANT ROYAL DE SARAHA

Tous les êtres sensibles naissent de la spontanéité unique,
pleine des perfections du Bouddha,
et y trouvent leur repos.
Mais ce n’est ni existant ni non-existant.

Ils prennent d’autres routes et perdent la félicité véritable
en cherchant les plaisirs que procurent les stimulants.
Le miel dans leur bouche, si proche,
disparaîtra s’ils ne le boivent pas immédiatement.

Les animaux ne comprennent pas
que le monde est un lieu d’affliction.
Le sage est différent. Il boit le nectar divin
tandis que les bêtes sont affamées de choses sensuelles.

Pour la mouche attirée par la puanteur de la viande avariée,
la fragrance du bois de santal est répugnante.
Les êtres qui ignorent le nirvana
recherchent le climat étouffant du samsara.

L’eau dans les traces que le bœuf laisse en marchant
s’évapore rapidement. Il en est de même pour l’esprit déterminé
mais encore plein d’imperfections.
Celles-ci disparaîtront en temps voulu.

De même que l’eau salée devient douce
lorsqu’elle forme un nuage,
l’esprit déterminé qui travaille pour autrui
transforme le poison des gratifications sensorielles en nectar.

Si c’est ineffable, personne ne restera insatisfait.
Si c’est inimaginable, ce doit être la félicité.
Bien que le nuage fasse craindre le coup de tonnerre,
les moissons s’abreuvent de la pluie qu’il répand.

Cela existe au début, au milieu et à la fin.
Cependant, la fin et le début ne sont nulle part ailleurs.

(Extrait du chant royal)

19.10.2007

LE SOUFISME

La signification essentielle du soufisme est l’amour, et il faut qu’il en soit ainsi.
Il doit rapprocher les cœurs, il est l’antidote à l’agressivité, le remède à la violence et l’alchimie du bonheur. Il doit donner l’ordre de cesser le feu à toute intervention belliqueuse. Dans cet esprit, le soufi amoureux de Dieu (Haqq) donne son amour et son affection à tout ce qui existe dans l’univers, car pour lui tout ce qui existe est un rayon émanant de Dieu.


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Un poème soufi

Comme un papillon devant la flamme,
Je le regardai fixement
Et lorsque je revins à moi,
J’étais déjà brûlé
Le Bien aimé s’est tellement assis devant mon cœur imprégné
Que ce cœur a fini par complètement refléter Son caractère et Ses attributs
La boue étant près de la fleur
Elle prend ses parfum et ses couleurs
J’ai si souvent pensé à « Toi » que je suis devenu Toi de la tête au pied
« Toi » est venu petit à petit et « moi » est parti lentement

22.09.2007

YOM KIPPOUR - Le jour du Grand Pardon

Bon Jour à vous qui passez...

J'ai publié un article sur mon autre blog "http://planeteorynx.over-blog.com - concernant le Jour du Grand Pardon ou YOM KIPPOUR, vous pouvez aller en prendre connaissance si tel est votre désir.


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19.03.2007

LUI


Lui


J'ai essayé de Le trouver sur la croix chrétienne, mais Il n'y était pas;

Je suis allé dans les temples hindous et dans les vieilles pagodes,

Mais je n'ai trouvé aucune trace de Lui nul part.


J'ai cherché au sommet des montagnes et au plus profond des vallées

Mais ni sur les hauteurs ni dans les profondeurs du monde je n'ai pu Le trouver.

J'ai été à la Caâba de La Mecque, mais Il n'était pas là non plus.


J'ai interrogé les lettrés et les philosophes,

Mais Il était au-delà de leur compréhension.


Finalement, j'ai regardé dans mon coeur

Et c'est là qu'Il demeurait et que je L'ai vu;

C'est le seul endroit où on peut Le trouver.




(Jelaluddin Rumi)

03.03.2007

PUJA A SHIVA

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SIVA MANASA PUJA

Adoration mentale de Shiva


Ô océan de miséricorde,
Maître des créatures enchaînées,
J’ai imaginé pour Toi
Un trône orné de joyaux,
De l’eau fraîche pour Ton bain,
Des robes célestes constellées de nombreuses pierreries,
De la pâte de santal mêlée de musc pour oindre
Ton corps,
Une brassée de jasmin,
Des fleurs de champaka et des feuilles de bilva,
De l’encens rare et une flamme scintillante.
Accepte, Ô Dieu,
Tous ces présents que,
Dans mon cœur,
J’ai conçu pour Toi.

Du riz sucré servi dans un bol d’or
Incrusté des neuf joyaux,
Les cinq sortes d’aliments à base de lait,
De lait caillé,
De bananes et de légumes,
De l’eau douce parfumée au camphre,
Des feuilles de bétel :
Ces offrandes,
Je les ai préparées en esprit avec toute ma dévotion.
Accepte-les,
Je t’en prie,
Seigneur.

Un dais,
Deux émouchoirs en queue de yak,
Un éventail et un miroir immaculé,
Une vina,
Des timbales,
Un mridang et une grosse-caisse,
Des chants et des danses,
Des prosternations et toutes sortes d’hymnes :
Accepte en témoignage de l’adoration que je Te porte,
Ô Seigneur tout-puissant,
Toutes ces offrandes que je Te présente en imagination.

Ô Seigneur bienveillant,
Tu es mon Soi et Parvati est ma raison
Mes cinq prânas sont Tes serviteurs,
Mon corps est Ta maison
Et tous les plaisirs de mes sens sont les objets
Utilisés pour Ton culte.
Mon sommeil est Ton état de Samadhi.
Où que je marche,
C’est toujours autour de Toi,
Tout ce que je dis
Est une louange à Ta gloire,
Tout ce que je fais,
C’est par dévotion pour Toi.

Ô Dieu de mansuétude,
Je T’en supplie,
Pardonne-moi toutes les fautes
Que j’ai pu commettre par les mains,
Par les pieds,
Par la voix,
Par le corps,
Par mes actes,
Par l’ouïe,
Par le regard ou par l’esprit,
Que ces fautes soient ou non proscrites par les Ecritures.

Gloire,
Gloire à Toi,
Océan de compassion,
Ô Dieu suprême,
Bienveillant Seigneur !
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04.12.2006

L'AMOUR QUE JE TE PORTE

La plupart du temps, lorsque nous aimons, nous avons tendance à garder jalousement notre amour, nous devenons un peu ou beaucoup possessif, mais

L’amour que je TE porte ne souffre aucune jalousie…
Je T’aime et suis heureuse quand d’autres T’aiment…
Partout je crie Ton Nom
Afin que tous Te connaissent
Tu es le miroir, dans lequel je me mire à chaque instant,
Scrupuleusement j’observe où me mène mon cœur,
J’ai mis mes pas dans les Tiens
Pour que tu me montres le Chemin
Et si mon chemin, n’est pas le Tien
Je sais que Tu me soutiens.
Soucieuse d’être la « plus belle »
Uniquement pour Toi…
Oh ! non ! pas de cette beauté factice
Qu’est le corps
Non, celle cachée
Connue de Toi seul
Passer inaperçue dans le monde des humains
Ne me cause aucun chagrin
Mais si demain
Je devais passer inaperçue à tes yeux
J’en mourrais de chagrin

Aussi chaque jour,
Je polis ce diamant
Qui Te renferme
Caché dans l’écrin
De mon cœur

Je vis à ton rythme,
J’écris à ton rythme,
Qu’importe le monde
Et ses critiques
Qu’importe le monde
Et ses désirs
Qu’importe le monde
Et ses juges
Je T’appartiens
Corps et âme

Car mon seul plaisir
C’est de T’aimer

Et Aimer, pour moi, c’est partager
Partager la joie de Te connaître
Et voir les visages
Heureux d’être aimé par Toi
Car L’Amour est intarissable,
L’amour mondain,
N’apporte que joies périssables
Le Tien est éternel

16/9/06

23.11.2006

Le Poirier

Le Poirier

Une femme mariée se vantait auprès de son amant qu'elle serait capable de badiner avec lui sous les propres yeux de son mari, le cocufiant ouvertement, sans que cette indiscrétion ne porte préjudice ni a l'un ni a l'autre.
Le jour suivant, alors qu'elle se promenait dans un champ avec son mari, elle se tourna vers lui et dit: "Mon cher mari, regarde donc ces fruits délicieux hauts perchés dans cet arbre. Laisse-moi donc grimper, et en cueillir quelques-uns pour le déjeuner."
Dès qu'elle eut grimpé dans l'arbre, la femme regarda en bas vers son mari et éclata soudainement en sanglots.
"Comment peux-tu !" Cria-t-elle à son mari stupéfait. "À peine suis-je hors de ta vue que tu ramènes une fille débauchée pour satisfaire tes désirs de luxure ? As-tu perdu tout respect pour tes vœux de mariage? "
"As-tu perdu la raison ?" répondit son mari. "Il n'y a ici personne d'autre que moi: je le jure sur tout ce que j'ai de sacré. Descends de cet arbre et constate-le par toi-même, car cet arbre t'a fait perdre l'esprit".

Une fois descendue, elle alla vers son mari et lui demanda qu'il aille constater par lui-même qu'elle n'est pas folle. Dès qu'il eut grimpé dans l'arbre, elle demanda à son amant de sortir de sa cachette. L'emmenant dans ses bras, elle l'entraîna sur l'herbe où ils commencèrent à faire l'amour passionnément.

"Que fais-tu ?” cria son mari du haut de l'arbre. "Tu fais l'amour avec un autre homme devant mes propres yeux ?! Comment peux-tu me faire cela?"
"Ne sois pas absurde mon cher. Il n'y a personne avec moi. Tu es devenu aussi fou que je l'étais. Arrête donc de débiter des choses insensées".
Il l'accusa encore une fois de le cocufier, et de nouveau elle nia.
"Tout cela vient de ce poirier," s'exclama-t-elle tout en se défendant. "Du haut du poirier, je voyais les choses aussi faussement que tu les vois maintenant. Écoute, descends et constate qu'il ne se passe rien ici: tout ceci n'est qu'une illusion créée par le poirier."



Ô chercheur, descends de ce poirier dont tu es devenu si frivole et volage. Ce poirier est ton ego animal, ta propre existence, depuis laquelle ta vision devient déformée, et tes yeux se mettent à loucher. Quand tu descendras de cet arbre, tes pensées, tes yeux et tes paroles ne seront plus égarés. Lorsque tu laisseras cet arbre derrière toi, dieu dans sa bonté le transformera.
Grâce a l'humilité que tu montreras en descendant de ce poirier et le laissant derrière toi, dieu t'accordera la vraie vision (Livre IV, lignes 3544-3566).

Extrait du magazine SUFI n° 48 Hiver 2000/01, pp. 53 "Lighten Up: Humor in Rumi's Mathnawi".



Eh oui! L'illusion guide nos sens, c'est une histoire pour rire... mais la Sagesse de Celle-ci se trouve dans les paroles en italiques!!
Ne nous croyons pas obligés de faire la même chose pour en tirer leçon...

05.11.2006

CAUCHEMARS

« Comme tes places et tes rues sont grandes ! Plus grands encore sont ton silence, tes palpitations, ton atmosphère douce et caressante comme une mère…
Medina Runda, Medina ! tu es dans la solitude et la joie de mon cœur. »

Ainsi parlait Abul Beka à ses frères lorsqu’un homme titubant s’approcha du groupe, le corps plein d’alcool et l’esprit vide. Tous s’écartaient de lui, le laissant de côté. Le Poète s’approcha, le fit venir au centre et dit :

« Pourquoi refusez-vous la chaleur à celui qui en a le plus besoin ?
Pourquoi croyez-vous qu’il ait bu, si ce n’est pour oublier la froideur de la vie ?
Le rejetez-vous parce qu’il a été faible, Parce qu’il a voulu rêver éveillé et qu’il a tenté de transcender le seuil de sa destinée ? »

Le regardant fixement, il lui dit : « Frère, ne te laisse pas vaincre par l’hilarité de la vie car tu es la VIE. Ne laisse pas les cauchemars t'emporter car ils passeront. N’oublie pas que le fer, frappé sur l’enclume, se tord aussi, crie, proteste et pleure. Mais plus tard, lorsqu’enfin moulé il se transforme en objet utile, il devient louange pour ces coups qu’il avait maudits.

Reviens donc chez toi, médite sur ceci et ne bois plus.
Les coups de la vie feront aussi de toi un objet utile dans lequel la Lumière pourra un jour être bue. »

-Abul Beka-



N'y a-t-il que l'alcool qui nous emporte hors de nous... N'est-ce pas faiblesse que se laisser vaincre par les difficultés de la vie, difficultés qui nous forgent, qui rendent (normalement) notre vision plus juste... si nous savons en tirer partie... N'entendez pas là un jugement quelconque envers ceux qui se laissent anéantir par les épreuves, mais plutôt un encouragement à savoir que nous sommes plus forts que nous le pensons. Ne l'oublions pas, ainsi nous deviendrons un bel outil...
Aditi

03.11.2006

A Mediter

Tous les êtres sensibles naissent de la spontanéité unique,
pleine des perfections du Bouddha,
et y trouvent leur repos.
Mais ce n’est ni existant ni non-existant.

Ils prennent d’autres routes et perdent la félicité véritable
en cherchant les plaisirs que procurent les stimulants.

Cela existe au début, au milieu et à la fin.
Cependant, la fin et le début ne sont nulle part ailleurs.

Le chant royal de Saraha

16.09.2006

Persistez...

« Si vous persistez gaiement dans votre effort, vous réussirez envers et contre tout. »

Ramakrishna

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