28.03.2009

Message pour le nouvel an indien

Un message de Guruji pour UGADI PARVA PUJA – Le Nouvel An Indien-.

Guruji a fait la « Rudrabhisheka » aujourd’hui pour le 1 de Chaitra Shkla Paksha en accord avec le Calendrier Indien. C’est le premier jour de la nouvelle année. À la fin de la Puja (offrande à Dieu) Bhanu didi (la sœur de Guruji) à continué en faisant « Aarati (offrande de la flamme) de Guruji » et un dévot a commencé à chanter « Abhayam Abhayam Amma Amma » Peu à peu Guruji est entré dans le « Bhava » avec un beau sourire sur son visage et Abhaya Mudra (mudra de l’absence de crainte et de protection). Après l’Aarati un récit de Panchang a été dit par les Pandits

Guruji a dit :

« Nous entrons dans l’année 5110 du calendrier de Krishan et l’année 2066 de Vikrama Samvata. Ce sont les calendriers anciens basés sur la Lune et le Soleil, en Inde. Cette année est appelée « Virodhi » l’année d’un cycle de 60 ans. Mais pour ceux qui sont des dévôts et des gens spirituels, cette année ne s’avère pas être Virodhi. Cette année les dévots et les chercheurs spirituels doivent donner la priorité à la Méditation et les pratiques spirituelles par rapport aux biens matériels. Un peu de pourcentage des pratiques spirituelles des Dévôts et des gens spirituels les protègera, mais approtera la Paix et la Prospérité à tous les autres.

Bonne année.
Jay guru Dev….GURUJI

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12.03.2009

SRI SRI RAVI SHANKAR... parle de religion

SRI SRI RAVI SHANKAR OU L’HINDOUISME A L’HEURE DU 21ème SIECLE
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SRI SRI RAVI SHANKAR OU L’HINDOUISME A L’HEURE DU 21ème SIECLE

Au moment où, une fois de plus, des tensions inter-religieuses déchirent l’Inde il est bon de redécouvrir (ou même de découvrir, pour la plupart d’entre nous), l’hindouisme, une des plus anciennes religions du monde, qui aujourd’hui, avec plus d’un milliard d’adeptes, constitue le troisième credo de notre planète, après la chrétienté et l’islam. Sri Sri Ravi Shankar, dont le mouvement « L’art de Vivre », est représenté dans 135 pays et qui vient d’être invité aux Nations Unies et au Forum Economique de Davos, nous donne son point de vue.

1) Une Interview De Sri Sri Ravi Shankar

Q. L’hindouisme n’est-elle pas la dernière religion polythéiste au monde ?
R. On n’a pas vraiment compris en Occident la vraie nature de l’hindouisme, qui est une religion qui reconnaît qu’il n’y a qu’un seul Dieu, mais qu’il se manifeste sous différentes formes. Le plus humble des villageois indiens sait instinctivement que le Divin s’incarne à différentes périodes de l’histoire humaine, sous des noms différents, dans un langage différent, avec des préceptes différents, suivant les besoins de chaque époque. C’est ce que nous avons appelé le concept de l’avatar. Malheureusement, les religions monothéistes ont enlevé à Dieu sa diversité et en ont fait un Dieu unique, arbitraire et exigeant. A New York, par exemple, lors de la dernière session des Nations Unies, où une place avait été faite pour le dialogue des religions, les délégués des religions chrétiennes et musulmanes avaient préparé, à la fin du conclave, une déclaration commune des religions ‘monothéistes’. Je me suis élevé contre cela et je leur ai expliqué, comme je viens de le faire pour vous, pourquoi l’hindouisme est également une religion essentiellement monothéiste. Du coup, l’archevêque de Canterbury, qui a très bien saisi mon propos, est intervenu pour que le bouddhisme et l’hindouisme soient inclus dans la déclaration. C’est un progrès.

Q. Que répondez-vous quand on accuse certaines organisations religieuses hindoues d’être des sectes ?
R. C’est vrai que de nombreux groupuscules hindous ont été catégorisés en sectes par les médias occidentaux. Mais qu’entendez-vous par sectes ? Une secte est un organisme qui exclue toutes les autres croyances exceptée la sienne et confine les gens dans un seul credo. Cet exclusivisme ne permet pas aux adeptes d’avoir l’esprit ouvert, ne confère pas aux croyants la liberté de choix de culte et impose des codes d’habillage, des lois, des exigences, des punitions, etc. L’Hindouisme ne peut jamais être une secte, car il donne une totale liberté à ses adeptes d’utiliser le chemin qu’ils jugent bon pour atteindre Dieu. L’Hindouisme inclue tout le monde, admet tous les avatars, et surtout n’utilise pas la peur et la culpabilité pour garder ses ouailles en son giron. Enfin, l’hindouisme ne condamne pas les autres religions et n’a jamais tenté d’évangéliser les autres peuples.

Q. En Europe on se méfie des gourous, on a l’impression qu’ils hypnotisent leurs disciples et que ceux-ci perdent leur libre arbitre, leur capacité à penser pour eux-mêmes…
R. Un gourou n’exige rien de ses disciples, mais au contraire les aide à élargir leur vision, leur confère une autre dimension. En fait, non seulement vous ne perdez pas votre libre arbitre, mais vous gagnez en liberté, vous vous libérez de vos atavismes culturels, émotionnels, religieux, vous perdez vos inhibitions. En Inde on sait qu’en abandonnant son ego à un gourou, on touche à Dieu. C’est pour cela que le système gourou-disciples a toujours joué un rôle important dans notre société : si vous voulez apprendre la danse classique indienne, votre professeur est non seulement un maître à danser, mais aussi un gourou ; il en va de même pour la musique, la lutte etc.

Q. Depuis l’avènement du Bharatiya Janata Party (parti qui se recommande de la majorité hindoue) en 1998, il y a eu persécution de la minorité chrétienne en Inde. Ne vous êtes-vous pas vous-même élevé contre l’appel du pape à l’évangélisation de l’Asie ?
R. J’ai un profond respect pour la chrétienté et je tiens le Christ pour un avatar
(incarnation suprême). Mais le problème de l’évangélisation c’est qu’elle a comme théorème de base qu’une religion – ici la chrétienté – est supérieure à une autre - en l’occurrence la nôtre - l’hindouisme. De ce sentiment de supériorité sont nées toutes les persécutions religieuses, toutes les inquisitions, toutes les guerres de religions. Mais cette notion de supériorité est en fait une ignorance, l’ignorance d’autres religions ; car chaque religion possède son caractère propre, son génie, qui est adapté au tempérament, à la culture et aux mœurs du pays où elle est née. Je considère que les conversions représentent une violence qui est faite à une civilisation, une manière de vivre. En Inde, les missionnaires anglicans américains et australiens, convertissent en ce moment à coup de millions de dollars des tribus du nord-est du pays, à qui on apprend à rejeter leur culture, à haïr leurs frères et sœurs hindous. Forcément il y a un sentiment de colère chez les hindous. Il faut peut-être que vous révisiez vos préjugés, vos idées préconçues, vos a priori sur l’hindouisme. Nous devons reconnaître ce qui est bon dans chaque religion et il est essentiel en ce début de 21ème siècle que nous acceptions la diversité religieuse de ce monde.

Q. Comment définissez-vous le fondamentalisme religieux ?
R. Le fondamentalisme c’est ce qui n’englobe pas tout, qui sépare, qui divise, qui juge. C’est à la base une ignorance. Le problème c’est que le fondamentalisme dans une religion a des répercussions dans une autre et engendre des contrecoups. Dans chaque religion il y a de la place pour le progrès, pour s’adapter aux temps qui changent. Les religions qui ne le font pas stagnent ou régressent. C’est ce refus d’adaptation aux temps modernes, dans l’islam, par exemple, qui a déclenché les évènements du 11 septembre 2001 ; nous sommes nous aussi en Inde la cible de ce même fondamentalisme. Si chaque religion se sent supérieure aux autres et est prête à employer la force, qu’elle soit psychologique ou physique, pour convertir les « païens », de tels évènements vont certainement se reproduire. Mais tout ceci ne doit pas nous empêcher de toujours voir le meilleur de chaque religion, que ce soit l’islam, le bouddhisme, l’hindouisme, la chrétienté ou le jaïnisme.

Q. L’hindouisme n’est-il pas une religion fondamentaliste ?
R. Non, pas du tout. Vous savez, toutes les minorités religieuses persécutées de par le monde ont trouvé refuge en Inde au cours des siècles : les Juifs, après le dace du temple de Jérusalem – l’Inde est d’ailleurs un des seuls pays au monde où les Juifs n’aient jamais été persécutés ; les Parsis adorateurs de Zoroastre ; les Arméniens, les Chrétiens de Syrie ; les Tibétains aujourd’hui… S’il y a eu des excès de la part des hindous contre des minorités religieuses, il sont rares ainsi que récents ; et nous travaillons à ce que cela ne se reproduise plus.

Q. Une des images tenaces qui s’accrochent à l’Inde est celle de la corruption…
R. Mais nous ne sommes pas plus corrompus q’un autre pays, seulement plus pauvres ; c’est la pauvreté qui crée la tentation de corruption. Demandez à un policier, qui est payé cinq cents francs par mois et doit nourrir cinq enfants s’il n’a pas la tentation d’être corrompu, non pas par affinité pour la corruption, mais parce qu’il doit nourrir ses cinq gosses… D’ailleurs il y a aussi corruption chez vous, malgré l’opulence : aux Etats-Unis, en Italie, en France aussi, d’après ce qu’on m’a dit…

Q. Vous avez fondé le mouvement Art de Vivre qui a maintenant plus de deux millions d’adeptes Qu’est ce que c’est ?
R. D’apprendre à bien vivre, à se sublimer, à développer ses capacités intérieures, à adopter la non-violence. Pour cela nous avons développé tout un système basé sur la connaissance du souffle (voir encadré).

Q. Que représente la France pour vous ?
R. La France et l’Inde partagent un même goût pour la culture, l’art, la littérature. Les Allemands sont plus scientifiques, alors que les Français et les Indiens ont une certaine affinité intellectuelle qui ne s’explique pas. D’où l’attrait que nous avons pour certains de vos écrivains et l’attirance secrète que vous avez pour l’Inde.

Q. Quel est votre message ?
R. La vie est sacrée. Célébrons la vie. Occupons-nous aussi de notre prochain et partageons avec ceux qui sont moins fortunés que nous. Elargissons notre vision, car le monde entier nous appartient. Nous sommes tous Un.