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20.11.2007

LES QUATRE MANTRAS (SUITE)

Le quatrième mantra est le plus difficile.
Vous devez le pratiquez quand vous souffrez vous-même et pensez que la personne que vous aimez est la cause de votre souffrance.
Le mantra est le suivant : « chérie, s’il-te-plaît aide-moi ».
Cinq mots seulement. Pourtant beaucoup de gens ne peuvent les prononcer à cause de l’orgueil qui habite leur cœur.
Si la même cause souffrance avait pour origine une autre personne que celle que vous aimez, vous ne souffririez pas autant.
Le fait que c’est la personne que vous aimez qui cause cette souffrance vous affecte profondément.
Dans un cas pareil vous êtes tentés de vous enfermer dans votre silence, mais si vous aimez réellement, il vous faut vous résoudre à demander de l’aide.
Il vous faut vaincre votre orgueil.

THICH NHAT HANH

19.11.2007

LES QUATRE MANTRAS (SUITE)

Le troisième mantra est : « chérie, je sais que tu souffres.
C’est pourquoi je suis là pour toi. ». Quand vous êtes attentif, vous savez quand la personne que vous aimez souffre.
Si nous souffrons et que la personne que nous aimons n’est pas consciente de notre souffrance, nous souffrirons encore plus. Pratiquez simplement la respiration profonde et asseyez-vous en face de la personne qui souffre et dîtes : « chérie, je sais que tu souffres ; c’est pourquoi je suis là pour toi. ».
Votre seule présence soulagera beaucoup sa souffrance.
Quel que soit votre âge, vous êtes capable de le faire.

18.11.2007

LES QUATRE MANTRAS (SUITE)

« Je sais que tu es là, et je suis heureux » est le deuxième mantra.
Quand je regarde la lune, je respire profondément et dit : « pleine lune, je sais que tu es là, et je m’en réjouis ». Je fais la même chose avec l’étoile du matin.
Au printemps dernier, au cours d’une promenade parmi les magnolias, je regardai les fleurs de magnolia et dit : « je sais que vous êtes là et j’en suis heureux ».
Etre vraiment présent et savoir que l’autre est vraiment là est un miracle.
Quand vous contemplez un beau coucher de soleil, vous vous sentez heureux.
Chaque fois que vous êtes vraiment présent, vous êtes à même de reconnaître la présence de l’autre – la pleine lune, l’étoile du matin, la fleur de magnolia, ou la personne que vous aimez.

D’abord vous pratiquez l’inspiration et l’expiration profonde pour rassembler votre énergie ; puis vous vous asseyez près de la personne que vous aimez et, dans cet état de concentration, vous prononcez le deuxième mantra.
Vous êtes heureux, la personne que vous aimez est heureuse aussi.
Ces mantras peuvent être pratiqués dans votre vie quotidienne.
Pour être un vrai amant, il vous faut pratiquer l’attention à la respiration, en position assise ou en marchant, pour développer une vraie présence.

17.11.2007

LES QUATRE MANTRAS

Notre vraie présence est ce que nous avons de mieux à offrir aux autres. « je suis là pour toi » est donc le mantra qu’il convient de prononcer dans un état de parfaite concentration.

Par Thich Nhat Hanh

Les Quatre Mantras

Quand vous aimez quelqu’un, vous devez être complètement présent pour lui, pour elle. A un enfant de dix ans que je connais bien et à qui son père demandait ce qu’il souhaitait pour son anniversaire, la réponse fut le silence. Ce père était assez riche pour payer à son fils le cadeau le plus extravagant. Pourtant, au bout d’un moment le jeune garçon finit par dire « Papa, c’est toi que je veux ». Ce père est riche mais il n’a pas de temps, il n’a pas fait de place dans son emploi du temps pour sa femme et ses enfants. Pour développer et dispenser l’amour, il nous faut apprendre la disponibilité. Quand ce père apprendra à respirer et inspirer en pleine conscience, il sera présent pour son fils et il pourra dire : « mon fils, je suis là pour toi ».

Notre vraie présence est ce que nous avons de mieux à offrir aux autres. « je suis là pour toi » est donc le mantra qu’il convient de prononcer dans un état de parfaite concentration. Quand vous êtes concentrés – corps et esprit réunis-, vous produisez une vraie présence et tout ce que vous direz sera transformé en mantra. Nul besoin d’utiliser des mots sanskrit ou tibétains. Un mantra peut être prononcé dans votre propre langue : « chérie, je suis là pour toi ». Et si vous êtes véritablement présent, ce mantra produira un miracle. Vous deviendrez réel, l’autre deviendra réel et la vie elle-même deviendra réelle. Ainsi vous serez le véhicule du bonheur, pour vous et les autres.

15.11.2007

LE DARSHAN DU GURU

Swami Abhishiktânanda parle du darshan du gourou avec une sensibilité profonde:



Une rencontre en profondeur, voilà le darshan. Darshan signifie étymologiquement vision. C'est le fait de se trouver face à face avec le Réel. D'une certaine manière, c'est possible pour nous en dépit de notre fragilité humaine. Il y a les darshans philosophiques, les systèmes de pensée qui ont pour but d'établir le contact avec le Réel sous forme d'idées. Il y a aussi le darshan n'est des lieux sacrés ou kshétras, des temples et des statues de saints, mourti, la divinité qui transcende toutes les formes acceptant de se revêtir des formes nombreuses inventées par l'imagination des hommes quand elle est enflammée par la foi. Par-dessus tout, il y a le darshan des saints hommes, celui qui le plus signifiant pour les personnes qui sont sur la bonne longueur d'onde. Le darshan du gourou et les derniers pas sur le chemin du darshan, quand le voile final est soulevé et que tout dualité est transcendée.



Il écrit : "Jnânânanda refusait toutes les spiritualités à bon marché. Son enseignement est fondamentalement la voie de la renonciation totale afin qu'au bout du compte il n'y ait pas d'ego qui puisse encore se manifester. Puissent les sceptiques essayer la voie de concentration (dhyâna) qui propose !" Ces enseignements sont les mêmes que ceux des Oupanishads. Derrière las apparences, le voile de l'ego empirique et phénoménal, il y a la Réalité, qu'on peut aussi appeler le Soi immortel de tout, et qui est le même que Dieu dans sa transcendance absolue en tant déité. L’Ultime ne peut être un objet de connaissance, mais d’expérience. On doit être cela et c'est la seule manière de connaître cela ; être revient à connaître. De cette façon, le connaisseur de Brahman, de la déité, devient Brahman lui-même, ainsi le proclament les Ecritures. Le gourou extérieur avec forme, est un gourou mort, celui qui, après avoir réalisé l'Atman, le Soi, montre la voie. Il fait faire à son disciple le grand plongeon et révèle sa forme véritable en tant que gourou intérieur, l’Atman, le JE SUIS, le connaisseur de Brahman, non divisé, advaïta, non duel. Shrî Jânânanda disait de façon répétitive à Swami Abhishiktânanda que le gourou-darshan, c'est la réalisation directe et immédiate de l'Atman, du Soi, JE SUIS.

Quand on atteint l'état de conscience unitive, d’être un avec le Soi de tous, le sarvatmabhâva, on devient véritablement une incarnation de l’amour infini. Swami décrit Jñanananda ainsi : "l'être entier de Shrî Jnânânanda rayonne un amour pur et tendre, un amour qui était entier pour chacun mais aussi le même pour tous. La joie d'être aimé par lui remplissait chacun exclusivement et avait pour résultat un haut degré de détachement, car qui n'aime pas être aimée séparément des autres, être le préféré ? Pourtant, en même temps chaque être sentait comme s’il était enveloppé dans une plénitude amour. On sent qu'avec Jnânânânanda, toute distinctions, bheda, avait été dépassée, s'était évanouie. C'était l’identité du Soi lui-même, l'Atman, dans chaque personne qui était immédiatement perçue par lui."

14.11.2007

LE CHANT ROYAL DE SARAHA

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LE CHANT ROYAL DE SARAHA

Tous les êtres sensibles naissent de la spontanéité unique,
pleine des perfections du Bouddha,
et y trouvent leur repos.
Mais ce n’est ni existant ni non-existant.

Ils prennent d’autres routes et perdent la félicité véritable
en cherchant les plaisirs que procurent les stimulants.
Le miel dans leur bouche, si proche,
disparaîtra s’ils ne le boivent pas immédiatement.

Les animaux ne comprennent pas
que le monde est un lieu d’affliction.
Le sage est différent. Il boit le nectar divin
tandis que les bêtes sont affamées de choses sensuelles.

Pour la mouche attirée par la puanteur de la viande avariée,
la fragrance du bois de santal est répugnante.
Les êtres qui ignorent le nirvana
recherchent le climat étouffant du samsara.

L’eau dans les traces que le bœuf laisse en marchant
s’évapore rapidement. Il en est de même pour l’esprit déterminé
mais encore plein d’imperfections.
Celles-ci disparaîtront en temps voulu.

De même que l’eau salée devient douce
lorsqu’elle forme un nuage,
l’esprit déterminé qui travaille pour autrui
transforme le poison des gratifications sensorielles en nectar.

Si c’est ineffable, personne ne restera insatisfait.
Si c’est inimaginable, ce doit être la félicité.
Bien que le nuage fasse craindre le coup de tonnerre,
les moissons s’abreuvent de la pluie qu’il répand.

Cela existe au début, au milieu et à la fin.
Cependant, la fin et le début ne sont nulle part ailleurs.

(Extrait du chant royal)

12.11.2007

LE COMPROMIS

LE COMPROMIS -6+-ecce410756858394545b8dc9fa87ce21.jpg


En faisant des compromis avec notre propre vérité, nous risquons de nous fourvoyer dans de situations veules et mensongères C’est une chose d’aller au-devant d’autrui, de comprendre un point de vue qui diffère du nôtre et d’œuvrer au service de l’harmonie et de l’entente entre forces antagonistes. C’en est une autre de s’abaisser et de trahir notre propre authenticité ; EN EXAMINANT ATTENTIVEMENT NOTRE COMPORTEMENT, NOUS découvrons généralement que nous cherchons à gagner quelque chose, que ce site un pouvoir ou l’approbation d’autrui. Si un tel scénario vous tente, prenez garde : la gratification obtenue par ce genre de compromis a un arrière-goût amer.


- Ne soyez pas rusé, sinon vous resterez tel que vous êtes, vous ne grandirez pas. Les demi-mesures en amour ou en méditation vous jetteront dans la confusion. Cela ne servira à rien.
- Vous optez pour le compromis parce que cela blesse votre égo de demander de l‘aide. La solution que vous choisissez est boiteuse et, issue de votre manque de clarté, elle ne fera qu’aggraver votre chaos intérieur.
- Essayez de comprendre pourquoi vous recherchez les demi-mesures. Tôt ou tard, vous découvrirez qu’une telle approche est vouée à l’impasse Peut-être vos accommodements n’ont-ils d’autre but que de refouler votre désarroi. Mais ce dernier s’imposera. Ne réprimez jamais rien, soyez net et clair quant à votre propre situation. Si vous êtes embrouillé, sachez que vous l’êtes. Admettre que vous êtes confus sera le début de votre franchise.le premier pas sera fait.
OSHO



Le compromis nous amène à la complaisance... ainsi nous faisons semblant de ne pas savoir...

08.11.2007

DIWALI - FETE DES LUMIERES-9/11/07

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et pour en savoir plus, rendez-vous sur : http://planeteorynx.over-blog.com

02.11.2007

LE MIROIR DES APPARENCES

LE MIROIR…des apparences !3d72b591e5290c0dccd0097ad7f598c1.jpg

Conte raconté par Kalou Rinpoché lors de ses enseignements
(Patrick Lévy – Contes de sagesse)

Un jour, un vieux paysan tibétain se rend à la ville pour vendre sa récolte. Content car il a fait de bonnes affaires, il se promène dans le marché, posant ses yeux de-ci, de là.

Quel est donc cet étrange objet brillant qu’il n’a jamais vu… C’est un miroir, mais il ne le sait pas ! Il le place face à lui et voit ? son père ! Ému de n’être plus seul, il achète l’objet brillant et rentre chez lui.

Dans un coffre de sa chambre, il dépose le miroir afin de voir le visage de son père quand la mélancolie l’empoigne.

Bien entendu, sa femme le surprend à ouvrir et à fermer le coffre les yeux brillants, et fort intriguée, un jour qu’il est aux champs, elle se rend dans la chambre, ouvre le coffre, se penche et voit ? … une femme dont la jeunesse est passée, les yeux grands ouverts de stupéfaction, la bouche ouverte sur un cri !

Verte de jalousie, elle accable son mari qui, le malheureux, invoque son père quand elle le somme de lui donner des explications quant à cette inconnue !

Une nonne passe par là, les entend se disputer et souhaitant les aider se penche à son tour sur le coffre avant de le refermer et de dire avec sérénité : « Il n’y a pas là de quoi vous quereller… c’est une nonne ! »


"Les apparences sont trompeuses, ne nous y trompons pas" Aditi

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