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24.07.2007
LE SENTIER DE LA VIE

Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent.
Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l'envoya auprès d'un Vieux Sage.
"Eclaire-moi sur le Sentier de la Vie", demanda le Prince. "Mes paroles s'évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d'entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t'en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t'en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi."
Le Vieux Sage disparut et le Prince s'engagea sur le Chemin de la Vie.
Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire "CHANGE LE MONDE". "C'était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d'autres ne me conviennent pas."
Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l'ivresse du conquérant, mais pas l'apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d'autres lui résistèrent. Bien des années passèrent.
Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande : "Qu'as-tu appris sur le chemin ?" "J'ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m'échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n'en dépend pas". "C'est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise."
Et il disparut. Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire "CHANGE LES AUTRES". "C'était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d'amertume et de frustration." Et il s'insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat.
Bien des années passèrent. Un jour, alors qu'il méditait sur l'utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda : "Qu'as-tu appris sur le chemin ?" "J'ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n'en sont que le révélateur ou l'occasion. C'est en moi que prennent racine toutes ces choses." "Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu'ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t'enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir."
Et le Vieil Homme disparut. Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots "CHANGE-TOI TOI-MEME". "Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c'est bien ce qui me reste à faire," se dit-il. Et il entama son 3ème combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal.
Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda : Qu'as-tu appris sur le chemin ?" "J'ai appris, répondit le Prince, qu'il y a en nous des choses qu'on peut améliorer, d'autres qui nous résistent et qu'on n'arrive pas à briser." "C'est bien," dit le Sage. "Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de me battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J'ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise." "C'est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d'aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru."
Et il disparut. Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s'aperçut qu'elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait "ACCEPTE-TOI TOI-MEME."
Le Prince s'étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu'il avait franchi la porte la première fois, dans l'autre sens. "Quand on combat on devient aveugle, se dit-il." Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu'il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s'aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer.
Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda : "Qu'as-tu appris sur le chemin ?" "J'ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c'est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J'ai appris à m'accepter moi-même, totalement, inconditionnellement." "C'est bien, dit le Vieil Homme, c'est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la 3ème porte."
A peine arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut "ACCEPTE LES AUTRES". Tout autour de lui il reconnut les personnes qu'il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu'il avait aimées comme celles qu'il avait détestées. Celles qu'il avait soutenues et celles qu'il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l'avait tellement gêné et contre quoi il s'était battu.
Il rencontra à nouveau le Vieux Sage. "Qu'as-tu appris sur le chemin ?" demanda ce dernier. J'ai appris, répondit le Prince, qu'en étant en accord avec moi-même, je n'avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d'eux. J'ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement." "C'est bien," dit le Vieux Sage. C'est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.
Arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut "ACCEPTE LE MONDE". Curieux, se dit-il, que je n'aie pas vu cette inscription la première fois. Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu'il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l'éclat et la beauté de toute chose. Par leur perfection. C'était pourtant le même monde qu'autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard ?
Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda. "Qu'as-tu appris sur le chemin ?" "J'ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n'est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c'est tout. Ce n'était pas le monde qui me troublait, mais l'idée que je m'en faisais. J'ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement." C'est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme.
Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde." Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l'habita. "Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence". Et le Vieil Homme disparut.
Vous ne vous êtes pas reconnu? c'est que vous dormez, d'un sommeil si profond que seul un ouragan pourra vous éveiler..
Combien de temps passons-nous à regarder les défauts, les manques des autres, l'autre est beaucoup plus attrayant, cela nous permet de nous adonner à la critique, la médisance, etc... mais aussi, parfois à nous comparer en bien ou en mal... le temps passe et rien ne se transforme dans notre vie, les larmes sont toujours là, les angoisses aussi, les souffrances psychologiques etc.. nous rêvons une vie sans vivre la notre... nous perdons un temps précieux à regarder autour de nous...
Vous vous êtes reconnu? oui, alors vous pouvez transformez votre vie en une quête vers la vérité qui vous habite...
Oui, alors tout devient possible, sur le chemin de la vie chaque instant est une plénitude, nous devenons riche de connaissances et l'amour ne cesse de grandir... et l'amour c'est ce que tout le monde recherche. Aditi
07:40 Publié dans SAGESSE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14.07.2007
Rûmi...
Lorsqu’il est question de Dieu, insiste Roumi, quels que soient les mots qu’on utilise pour Le glorifier, ils seront tout aussi inadéquats et peu convenables que ceux utilisés par le berger de Moise. Si nous pouvions voir les choses telles qu’elles sont en réalité, nous comprendrions immédiatement. Ainsi, se moquer ou rejeter l’adoration qu’un autre voue à Dieu, c’est faire preuve d’arrogance et d’ignorance.
Cette histoire est remarquable en bien des points : on peut y trouver une description de l’essence de la quête spirituelle de l’homme.
Roumi nous dit trois choses : d’abord, que les seules provisions nécessaires sur la voie de Dieu sont l’amour et la sincérité. Deuxièmement, que ceux qui conçoivent la spiritualité à travers un autre chemin que l’amour, comme Moise dans cette histoire, provoquent inévitablement désordre et conflit dans le monde. Enfin, que le langage de l’amour est le plus profond, et beaucoup plus universel que tout autre langage connu de l’homme.
Il est vrai que Moise était un prophète de Dieu, mais même pour lui, il était indispensable d’être initié aux mystères de l’amour afin de comprendre le langage du berger.
Mais comment atteindre un tel état d’amour ? À ce sujet, les soufis ont cité le verset coranique : « Dieu aime les hommes, puis les hommes aiment Dieu » (V :54), pour montrer que l’amour de Dieu doit toujours précéder le nôtre.
Tant que Dieu n’aime pas un dévot et ne se souvient pas de lui, il sera difficile à celui-ci de se souvenir de Dieu et de L’aimer. En même temps, les soufis citent la tradition sacrée qui dit : « Mon dévot se rapproche de plus en plus de moi, en se souvenant de moi, jusqu’à ce que Je l’aime ; et quand Je l’aime, il voit avec Mes yeux, entend avec Mes oreilles, parle avec Ma langue, saisit avec Ma main et marche avec Mes pieds. » C’est-à-dire, bien que l’amour de Dieu doive toujours précéder le nôtre, nous devons néanmoins invoquer Son nom et nous souvenir de Lui, autant que possible, si nous voulons attirer son attention sur nous. Pour les soufis, les êtres humains apprendront en dernier lieu comment aimer, en pratiquant le souvenir de Dieu. Se souvenir de Dieu, c’est se détacher de son ego afin de laisser Dieu prendre possession de l’être ; se débarrasser de son égoïsme et de son égocentrisme, et servir l’humanité sans rien attendre en retour.
Malheureusement, nous vivons dans une époque où la plupart des gens se souviennent davantage des airs à la mode, des images publicitaires et des séries télévisées que de Dieu. Toutes les valeurs de nos sociétés actuelles sont au service de la promotion de l’ego et de ses idoles. Les hommes ne sont plus des idolâtres dans le sens traditionnel du terme mais les idoles anciennes ont simplement été remplacées par nos biens matériels et par des individus, Notre objectif n’est pas de réaliser Dieu en nous-même, d’atteindre les attributs divins, mais de satisfaire nos désirs, et d’accumuler toujours plus. Alors il n’est pas étonnant de voir la montée de conflits nationaux, régionaux et ethniques dans chaque coin du monde. Il est possible que, plus qu’en toute autre époque, le manque d’harmonie extérieure dans le monde reflète le manque d’harmonie intérieure en chaque individu. Ceci découle du désir élémentaire insatisfait des hommes qui est d’aimer et d’être aimé. Nous avons oublié comment aimer et nous avons perdu de vue l’Unicité de l’Existence parce que dans notre vie quotidienne nous avons oublié comment nous souvenir de Dieu.
17:58 Publié dans SAGESSE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.07.2007
Moise et le Berger
C’est encore Roumi qui a illustré dans sa merveilleuse histoire de Moise et du Berger :
Moise, au cours d’un de ses nombreux voyages à travers le désert, surprit un berger s’adressant à Dieu : « O toi qui commandes à toutes choses, implorait le berger, j’aimerais tant devenir ton serviteur pour réparer tes sandales et coiffer tes cheveux ; baiser tes petites mains délicates et masser tes petits pieds, et balayer la poussière de ta chambre. O toi à qui j’offre toutes mes chèvres en sacrifice, et toi dont le souvenir est la cause de me pleurs. »
En entendant un tel babillage, Moise réprimanda le berger et lui fit savoir qu’il faisait preuve d’infidélité en prononçant ces absurdités blasphématoires et irrespectueuses. Puis il ajouta : « Les sandales, les cheveux et de pareilles choses conviennent à quelqu’un comme toi et non à Dieu. » Il voulut éclairer le berger ignorant : « Comment de telles paroles pourraient-elles jamais convenir au Très-Haut ? Dieu n’a pas besoin de tels services. A qui donc crois-tu parler ? A quelqu’un de ta famille ? Accomplir de telles tâches peut être valable et méritoire vis-à-vis de quelqu’un comme toi, et non face à la sainteté de Dieu, qui est le Créateur et qui n’a pas été créé comme nous. Ô homme ignorant, tes pseudo prières sont irrévérencieuses et préjudiciables à la pureté de ton âme. «
Lorsque le berger entendit ces reproches venant d’un prophète de Dieu, il eut profondément honte, se repentit pour les blasphèmes qu’il avait proférés. Puis le cœur brûlant de douleur, il déchira ses vêtements et s’enfuit dans le désert.
C’est alors que Moise reçut une révélation de la part de Dieu : « Tu as éloigné de moi mon dévot ! As-tu été envoyé pour amener les hommes à l’Union, ou bien, ton but serait-il de les entraîner dans la voie de la séparation d’avec Dieu et le déséquilibre ? J’ai octroyé à chacun une façon particulière de se comporter, et une manière personnelle de s’exprimer. Ce qui, pour l’un est méritoire, peut être blâmable pour un autre. A chacun ses pratiques et ses usages. L’amour de Dieu est au-delà de toute pureté ou impureté. Je n’ai pas commandé l’adoration du divin pour en avoir un bénéfice personnel, mais mon Amour est une grâce que j’accorde à ceux qui m’aiment. Leur glorification n’ajoute rien à ma gloire ; c’est plutôt eux qui deviennent bénis et glorifiés par cette grâce. Sache que je ne regarde pas la forme extérieure des discours mais ce qu’ils recèlent à l’intérieur. Peu importe que les mots prononcés manquent de respect si le coeur est humble et pur, car le cœur est la substance qui est le seul objet de mon attention. Je désire un cœur ardent et non des mots et des concepts. Allume un feu d’amour dans ton âme, Moise, et brûle toute expression et toute pensée. Car se préoccuper de la forme extérieure des conventions et des pratiques est une chose, et faire partie de ceux dont l’être intérieur et l’esprit brûlent d’amour, en est une autre. «
Le credo de l’amour, précise Roumi, est au-delà de toutes les religions. Pour les amoureux véritables, la seule religion, la seule foi est Dieu. Moise pris de remords mais transporté hors de lui-même par Dieu qui illumina son cœur de mystères divins, partit à la recherche du berger pour lui faire savoir qu’il pouvait adorer Dieu comme son cœur ardent le désirait et que son blasphème apparent était en fait une religion véritable. Quand il le retrouva et lui dit cela, le berger s’exclama qu’il avait dépassé de telles préoccupations et qu’il baignait désormais dans l’amour divin. Le berger ajouta que le choc des reproches que Moise lui avait adressés l’avait propulsé au-delà du ciel, et qu’il avait atteint un état qu’aucun mot ne pourra jamais exprimer.
Roumi termine l’histoire en nous conseillant de ne pas oublier que l’image que l’on contemple dans un miroir n’est rien d’autre que notre propre image réfléchie dans le miroir et non l’image du miroir.
05:10 Publié dans SAGESSE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.07.2007
SUITE ...
Il y a autant de chemins vers Dieu qu’il y a d’individus, et que tous ces chemins différents mènent au même point : la Vérité absolue qui est une et la même pour tous. Et toute autre approche partielle ou réductrice ne pourra qu’aggraver les conflits et les déséquilibres dans le monde d’aujourd’hui.
Roumi, le grand poète soufi, illustre ce point par une histoire : L’on donna à quatre hommes de pays différents, ne parlant pas la même langue, de quoi s’acheter en commun ce qu’ils voulaient. Chacun d’entre eux désirait acheter du raisin, et le dit dans sa langue qui était incompréhensible aux autres. Pensant alors qu’ils voulaient des choses différentes, chacun tente d’imposer sa volonté et ils finirent pas se disputer au sujet de ce qu’il fallait. Finalement, quelqu’un parlant toutes les langues arriva, leur acheta du raisin et mit fin à la querelle. Ainsi selon Roumi, seuls les hommes de Dieu connaissant le langage du coeur peuvent sauver l’humanité de ses divisions et antagonismes.
Bien sur, cette vision globale qui, au-delà des mots et des apparences, embrasse le sens véritable des choses, n’est pas l’apanage du soufisme et constitue la marque de toute spiritualité véritable. Krishna s’exprimant dans la Bhagavad-Gita dit : « Libérés de la passion, de la peur et de la haine, remplis de moi, et prenant refuge en moi, purifiés par le feu de la sagesse, nombreux sont ceux qui se sont joints à mon Etre. Mais quelle que soit la façon dont ils viennent à moi, je les accueille à bras ouverts, car quelque chemin qu’ils empruntent, ils seront dans ma Voie. »
L’amour est la seule voie qui puisse conduire les êtres humains à cette compréhension. C’est seulement par la force unificatrice de l’amour que l’humanité peut dépasser ses discordances et parvenir à l’état d’Unité.
C’est seulement à travers l’amour que l’on peut enfin voir que toutes les pratiques spirituelles, lorsqu’elles sont accomplies avec la sincérité de cœur, aboutissent à la même fin et remontent à la même source.
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08.07.2007
PAROLES UNIVERSELLES
il n’y a qu’une seule Existence, et tout ce qui existe est une manifestation de cette Existence.
Ce principe que l’on appelle communément le principe de l’Unicité de l’Existence ne relève pas simplement du domaine de la foi ou de la doctrine mais du domaine de l’expérience directe.
On ne peut véritablement comprendre l’Unicité de l’Existence que par l’expérience de cette Unité au niveau le plus profond de l’être; une expérience qui révèle la nature divine qui est en nous, et nous fait découvrir que chaque particule de l’univers est la manifestation de la Présence divine.
La seule approche qui rend possible la réalisation de cette expérience est celle de l’amour.
En effet, l’amour est le principe unificateur de l’univers et le seul guide auquel l’humanité peut se fier dans sa quête de la vérité.
Si à son niveau le plus élémentaire l’amour peut traduire l’union affective et sentimentale entre deux êtres, à son niveau le plus sublime il englobe de façon inconditionnelle toute la création divine, et conduit à l’expérience de l’Unicité de l’Existence.
Selon les soufis, l’expérience de l’Unicité abolit toutes les distinctions conventionnelles entre les différentes religions, et fait voler en éclats tous les principes, règles et lois qui divisent les hommes.
L’amoureux de Dieu découvre alors qu’il n’y a jamais qu’une seule Existence qui se manifeste à travers les formes différentes et variées.
Avec la disparition de l’illusion de la réalité individuelle, l’on ne peut que constater qu’il n’y a rien d’autre que Dieu, et comme Hallaj, le soufi martyr, s’écrier ce qui semble être une expression blasphématoire : « Je suis la Vérité ».
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