20.03.2008

EGOISME ET DESIR

L'égo naît du désir et de l'intérêt personnel; iln'existe pas naturellement, il est créé.

Imaginez que vous fassiez la quête. Vous espérez obtenir 200 roupies mais n'en recevez que 50. La colère vous monte au nez, vous vous en prenez à l'homme qui a donné si peu et le rouez de coups. Il vous intente un procès. La colère est bien née de la frustration ressentie quand la somme convoitée vous a été refusée, n'est-ce-pas?

Faut-il s'en prendre à Dieu quand le jugement est rendu et la sentence prononcée?

Le fait d'attendre quelque chose a engendré la colère et du désir a surgit la douleur. Voilà ce qui arrive lorsqu'on court après ses désirs.

Le vent de la Grâce Divine ne peut nous élever si nous transportons avec nous le poids des désirs de l'égo: il faut alléger le fardeau.

08.12.2006

Il ne suffit pas...

de savoir faire pour réussir

« Il ne suffit pas de savoir faire, pour réussir, il faut aussi savoir et comprendre correctement ce qu’il y a à faire. Nous devons aussi avoir de la patience. Si nous semons une graine et qu’ensuite nous la déterrons régulièrement pour voir si elle a germé, elle ne poussera jamais. Au début, cela peut sembler désespéré, mais si nous persévérons avec patience, alors, à la fin, la fleur de la vie s’épanouira.

« A cause de notre impatience, la plupart du temps, nous n’avons même pas conscience de ce que nous faisons ou de ce que nous disons. Plutôt que de nous sentir déprimés par les opinions que les autres peuvent avoir sur nous, nous devrions transcender nos propres limites et nous efforcer de faire ce que nous avons à faire avec une attitude optimiste. Ainsi, la patience, un enthousiasme constant et la ferme détermination d’atteindre le succès sont autant de facteurs déterminants pour la réussite.

« Nous considérons souvent que nos succès sont les grands moments de notre vie - par exemple, réussir nos examens universitaires ou être reconnus dans notre domaine d’expertise.

Même si cela est important, nous avons des choses encore plus grandes à faire dans la vie. Nous les trouvons dans toutes nos petites actions.

« Consoler une âme en peine, essuyer les larmes de celui qui pleure, nourrir celui qui a faim, aider celui qui est tombé à se relever- autant de choses en apparence insignifiantes qui sont en fait plus grandes que de simples réalisations temporelles.

« La force qui soutient l’univers entier, c’est le véritable service. Quand l’humanité est au service de la Nature, la Nature sert l’humanité. Quand nous sommes au service des animaux et des plantes, ils nous servent aussi en retour. C’est cette attitude de compréhension mutuelle et de respect que nous devons intégrer dans notre société et dans nos vies de famille. Nous ne serons heureux et notre vie ne sera apaisée que si nous nous mettons au service des autres avec la compréhension juste, avec amour et foi.

« Quand deux lèvres se rencontrent, elles émettent un seul son. Nous avons deux yeux, mais une seule vue. Même s’il y a deux lampes, il n’y a qu’une seule lumière. De la même façon, même si l’homme et la femme sont deux, ils devraient vivre comme une seule personne. L’unité des cœurs, c’est la beauté de leur maison ainsi que la stabilité et le fondement de toute la famille. Puisque ni la femme ni le mari n’ont atteint leur plénitude, leur mariage devrait être une relation au sein de laquelle chaque partenaire compense les manques de l’autre- sans les souligner et s’accuser mutuellement. Là où il y a amour véritable, l’attitude de sacrifice suit automatiquement. Le véritable sacrifice, c’est de renoncer à ce que l’on aime et ce que l’on n’aime pas chez quelqu’un. Ce devrait être l’esprit de chaque mariage."

13.10.2006

A MEDITER

"Si nous ouvrons la porte de notre coeur,
Nous pourrons recevoir la grâce que Dieu
répand sans arrêt sur nous"

07.10.2006

A MEDITER

"Tu n'es peut-être pas conscient
des progrès subtils que tu as accomplis.
Alors, ne t'arrête pas"

15.09.2006

LA DEVOTION

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« Là où il y a de la raison, il est impossible de savourer complètement l'Amour. » dit Amma. « Les savants n'arrivent pas à séparer du sucre mélangé à du sable blanc, mais les fourmis y arrivent. De la même manière, on a besoin du coeur tout autant que de l'intellect. »

Ensuite, Amma donna l'exemple du bhajan traditionnel « Madhuraasthakam » dans lequel on qualifie de « charmants » tous les aspects de Krishna – ses lèvres, son visage, son sourire, sa démarche, etc.

Amma dit: « Quand votre coeur aime quelque chose, vous ne lui trouvez rien de laid, mais si vous détestez quelque chose, vous éprouvez de l'aversion même si c'est beau. »

Ensuite, Amma en dit plus sur les deux exemples qu'elle n'avait fait que mentionner la veille au soir pendant les bhajans. Dans le premier, il s'agissait du célèbre poète du Kérala Poonthanam.

Poonthanam avait écrit en sanskrit un poème qui décrivait Sri Krishna, mais avant de l'offrir au Seigneur, il voulait s'assurer qu'il n'y avait pas de fautes de grammaire et il alla le faire lire à Bhattatirippadu, un lettré célèbre. Quand, Bhattatirippadu lut le poème de Poonthanam, il éclata de rire, parce qu'à cause d'une faute de grammaire, Poonthanam avait appelé Sri Krishna Mara Prabhu [ « Le Seigneur du Bois »] au lieu de l'appeler comme à son intention Amara Prabhu [ Le Seigneur du Nectar »]. Bhattatiripaddu fit une remontrance à Poonthanam, et lui dit que s'il ignorait la grammaire de base, il ferait mieux de s'abstenir d'écrire de la poésie, qui plus est des poèmes en l'honneur du Seigneur. Mais, tandis que le pandit tournait le poème en dérision, une voix surgie soudain de nulle part dit: « Poonthanam, ne t'en fais pas. Je suis les deux, Mara Prabhu et Amara Prabhu. »

Ensuite, Amma raconta à tout le monde l'histoire de Kannapan, un chasseur tribal qui vénérait un Shiva Lingam dans un temple de la forêt. Kannapan ignorait totalement ce qui se fait et ce qui ne se fait pas dans un temple. Chaque soir, il se rendait au temple, il lavait le lingam avec de l'eau qu'il avait transportée dans sa bouche, il offrait des fleurs qui lui avaient déjà servi de parure dans ses cheveux et puis il lui offrait de la viande rôtie. Chaque matin, le prêtre brahmane qui s'occupait du temple trouvait au réveil le sol jonché des restes de la puja de Kannapan et cela le mettait en colère. Il pria le Seigneur Shiva de lui donner le nom de celui qui polluait ainsi le temple. Le Seigneur Shiva lui répondit qu'il s'agissait de Kannapan, son plus proche dévot. Le prêtre était vexé. « Je pensais que c'était moi ton plus proche dévot, » dit-il au Seigneur. « Comment se fait-il que tu le tiennes en si grande estime? » Le Seigneur dit au prêtre de venir le soir et qu'il lui montrerait pourquoi.

Ce soir là, le prêtre suivit les instructions du Seigneur Shiva. Il ne tarda pas à voir Kannapan s'approcher du temple. Quand Kannapan vit les feuilles de bilva (1) déposées selon la tradition en offrande au pied du lingam, il ne cacha pas sa colère. « Qui est ce qui a laissé traîner là ces sales feuilles? » demanda t-il tout haut? Kannapan se dépêcha de les balayer, il enleva des fleurs de sa chevelure toute emmêlée et les offrit au Seigneur. Ensuite, il lava le lingam avec l'eau de sa bouche et il lui offrit un animal rôti..

C'est alors qu'il se passa quelque chose d'étonnant. L'un des deux yeux dessinés sur le Shiva Lingam se mit à saigner. Voyant cela, Kannapan tira immédiatement des herbes de son sac pour essayer d'arrêter l'hémorragie. En vain. Quand il vit ce que Kannapan fit ensuite, le prêtre n'en crut pas ses yeux. Il tira une flèche de son carquois et s'arracha un oeil à lui pour l'appliquer à l'endroit où était dessiné l'oeil du Shiva Lingam. L'oeil du Seigneur Shiva s'arrêta de saigner instantanément. Ravi, Kannapan se mit à danser. Mais l'autre oeil du Seigneur se mit à saigner. Kannapan était sur le point de s'arracher le deuxième oeil quand il se rendit compte que s'il était aveugle il serait incapable de voir où il fallait mettre l'oeil. Alors, il plaça son gros orteil sur l'oeil du lingam pour savoir où placer son oeil après qu'il l'aurait arraché. Le Seigneur Shiva apparut devant Kannapan juste au moment où il allait s'arracher le deuxième oeil. Il arrêta son geste et le bénit. Shiva dit au prêtre: « Tous les gens viennent me supplier pour que je leur donne la vue, il n'y a que Kannapan qui soit venu me donner la vue. »

Amma dit que les vrais dévots sont prêts à se sacrifier comme Kannapan. Amma dit que cela ne signifie pas qu'il faut que nous nous arrachions les yeux pour recevoir la bénédiction du Seigneur, mais cela veut dire que nous devrions avoir l'attitude de celui qui offre son ego au divin.

Amma donna encore un autre exemple – celui d'un bébé qui essaie de dire « Papa ». Même si le bébé dit des bêtises, le père ne lui en veut pas parce qu'il connaît les sentiments du bébé. Amma dit que c'est la même chose pour ce qui est de Dieu et de son dévot.

Amma a pris un exemple encore plus proche de nous, quand un des ashramites américains essaie de lui parler en malayalam, il se trompe et utilise souvent beaucoup de gros mots et d'expressions impolies. « Amma voit son coeur dans ses paroles, » dit Amma « Amma ne le prend pas mal. »

«L'amour nous fait aller au delà de la logique, » a répété Amma. « Rien ne peut faire obstacle à l'amour véritable. »

Ensuite Amma a expliqué pourquoi elle a dit que c'est la vraie dévotion qui est la vraie logique. Amma a dit que la plupart des gens croient généralement que le monde est permanent et que leurs actions soi-disant logiques reposent sur ce faux concept. « Le monde est éphémère » dit Amma. « Dieu seul est permanent. » Ce qui est illogique, c'est de courir après ce qui est éphémère, comme si c'était permanent. La dévotion c'est l'expression de notre amour pour ce qui est permanent; c'est donc la véritable logique.

—Sakshi

1Traditionnellement, on offre des feuilles de bilva [feuilles de béthel] au Seigneur Shiva

12.08.2006

DISCOURS D'AMMA

Amma expliqua ensuite que sur la voie de l’advaita- vedanta, on essaie de voir le monde entier comme étant une extension de soi-même et que dans la voie de la bhakti on essaie de voir le monde entier comme étant son Guru bien aimé. Les deux voies ne sont pas différentes, il s’agit seulement de deux façons légèrement différentes de regarder la même chose. Enfaisant référence à la façon dont elle encourage ses dévots à servir le monde, en le voyant comme une extension d’Amma ou une extension de leur propre Soi, Amma dit : « Dans le monde d’aujourd’hui, les gens se précipitent pour aller écouter des conférences sur le Védanta, mais ici, nous nous efforçons de vivre le Védanta. »

« Au cœur de toutes les religions, il y a la relation Guru-disciple. Peu importe qu’il s’agisse de l’Islam, du Jaïnisme, du Bouddhisme ou de l’Hindouisme. » dit Amma. « En réalité, cette relation est la relation entre le jivatman et le Paratman , le soi individuel et le Soi Suprême. En vérité ils ne sont qu’une seule et même chose. Quand on est sur le bord, la rivière semble avoir deux rives séparées, mais en réalité, ces deux rives forment une seule et même réalité au fond de la rivière. Quand nous enlèverons l’eau (l’ego), nous comprendrons cette vérité.